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Vous pensez peut-être que l’avarice se limite à retenir son argent ou à vouloir engraisser son magot comme Séraphin. C’est oublier que son contraire est la générosité. Certains psychothérapeutes affirment que c’est le symptôme d’une retenue beaucoup plus importante. Supposons que vous venez de rencontrer quelqu’un dans le but de vous lier d’amour ou d’amitié. C’est votre première sortie au restaurant. L’addition arrive. Vous proposez de la diviser en deux. La personne semble acquiescer. Après examen minutieux des chiffres elle vous donne le montant de votre quote-part en tenant compte du nombre de verres de vin que vous avez ingurgités.  Méfiez-vous ! Se montrer avare d’argent va souvent de pair avec se montrer avare de tendresse, de paroles ou de présence.  Si vous prévoyez une nuit torride, ne soyez pas surpris d’une sexualité codifiée allant de pair avec un manque de spontanéité ou la peur de trop en donner. La crainte de l’intimité peut  se manifester dans un rituel anodin  comme un pliage en règle de vos  vêtements avant les ébats. Au lieu d’être une réunion de deux pièces de tissu avec du fil et une aiguille, on assiste plutôt à un découpage aux ciseaux. Chacun demeure dans sa bulle, isolé. Les petits matins deviennent empreints d’amertume.

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