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Une nécessité qui peut devenir une drogue pour certains. Je ne parle pas ici de la fois où, pertubé émotionnellement, vous avez acheté un vêtement que vous avez porté une seule fois ni de celle où le magasinage vous a servi de consolation. L’ego aime contrôler. Se procurer des objets lui donne une impression de pouvoir. Si on a une faible estime de soi, c’est une façon de retrouver la confiance perdue. Le scénario va comme suit : la personne sous une impulsion irrépressible consomme, l’achat passant avant l’utilité, elle ressent un moment d’euphorie et arrivée chez elle, elle vit de la culpabilité. Souvent, le bien est échangé, donné ou jeté. À répétition, nous pouvons parler de dépendance. À prendre à la légère ? Le chant des sirènes peut vous pourrir la vie. Sans parler des problèmes financiers qui entraineront emprunts, consolidation de dettes, sensation d’enlisement, désagréments liés à l’entreposage et à l’entretien pour ceux qui accumulent.  Nous souffrons tous, à des degrés divers, de compulsion à l’achat ou à la propriété. Des mouvements sont nés comme celui de la simplicité volontaire, s’ajoutant à ceux qui aident les familles à étabir un budget. Également, la transformation des biens matériels en virtuels, comme le livre et la photo numériques, tend à réduire l’espace d’entreposage. Cet espace libéré augmente la libeté d’action.

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