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Aimer, travailler, sortir. La vie en solitaire est-elle un mode de vie de luxe destiné aux pays développés ? Et pourtant le statut du célibataire n’a pas toujours été désirable, ni même admis. C’était plutôt vu comme un naufrage personnel. Les hommes se servaient de leur force physique et les femmes de leur ventre pour assurer la cohésion sociale. La bagarre et la maternité étaient des valeurs de base pour survivre.  L’état n’aidait en rien la collectivité car  l’économie de subsistance reposait sur l’unité familiale. Ceux qui ne se conformaient pas se sentaient couverts de honte. Lire à ce sujet Mourir de dire la honte de Boris Cyrulnik.
Mais de tout temps le célibat a eu ses défenseurs. Saint Paul disait à qui voulait l’entendre que le mariage était un choix de dernier recours.  Pascal, philosophe et mathématicien, s’imaginait que la vie de couple nuisait à l’ascension de l’homme. De nos jours, plusieurs pensent encore qu’un grand amour est un obstacle à la réussite dont Tabarly qui s’en est privé jusque dans la soixantaine.
Toute notre reconnaissance aux pionniers qui ont oeuvré afin que ce mode de vie ne stigmatise plus ses adeptes. Nous pouvons vivre seul, en toute liberté, de façon temporaire ou permanente. Présentement, les célibataires sont majoritaires dans la plupart des grandes villes.

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