Mots-clés

, ,

encaustiqueDans la vie quotidienne les choix et les possibilités sont multiples. Et les conséquences sont illimitées. Pensons à l’effet papillon associé à la théorie du chaos. Un battement d’aile de papillon au Brésil peut-il déclencher une tornade au Texas ? Pas étonnant que  l’incertitude se faufile souvent  devant cet étalage de choix.  Une peur des conséquences s’installe au fond de notre paysage mental. Seul en haut d’une montagne, c’est facile. Tout semble clair et les gestes à poser vont dans l’ordre des choses et les décisions dans le sens du lâcher prise. C’est l’état méditatif. La nature nous aide à y parvenir. Même les bruits constituent des mélodies : le vent, le ruisseau, la cascade. Et les mélodies se changent en silence ouvert sur notre espace intérieur. Le dehors et le dedans se rejoignent pour s’unir. Nous sommes attentifs aux perceptions et sensibles à la beauté. Nous voyons avec des yeux neufs sans interpréter.

Et voilà que de retour dans la frénésie de la vie en société, les certitudes se diluent. Nous redevenons divisés. Les pensées et les émotions font des bonds. J’ai eu l’occasion de séjourner dans des monastères zen. Même phénomène. Il ne s’agit pas de vivre en ermite.  Au contraire ! Le défi est de demeurer centré et pleinement soi-même en présence des activités humaines. Acceptons ce mouvement  perpétuel entre certitude et incertitude comme faisant partie de la condition humaine.

Publicités