le bonheur.JPGUn sinistre est suivi d’un rétablissement, un effondrement d’une reconstruction et une maladie ou un accident d’une récupération. C’est presque un réflexe de dire à une personne  qui vit une période difficile : « Prends soin de toi ! » Cela se traduit par de la douceur et du respect envers soi-même. Comme si on s’occupait d’un ami. Ça ne fait pas partie de notre mode de vie. C’est souvent considéré comme de l’égoïsme. Bien souvent la personne qui le fait peut ressentir une forme de culpabilité. Pratiquer des activités récupératrices après un tsunami physique ou émotionnel est une façon d’être bon. Il ne s’agit pas de faire du jogging ou de s’entraîner pour un marathon. Nous connaissons tous des états facilitateurs de guérison : la détente, la méditation, la marche lente, la farniente, la convalescence. Pensons à Alexandre le Bienheureux. Si nous ne pouvons pas échapper à la douleur, nous avons du pouvoir sur la détresse qu’elle entraîne.

De petits gestes aussi peuvent donner un répit à nos inquiétudes. J’ai toujours aimé boire un café chaud. Il y a déjà plusieurs années, j’ai visionné un film dans lequel un des protagonistes, un ange descendu sur terre pour s’incarner, y réussit après maintes péripéties. Comment le savons nous ? En plein hiver, dehors, il tient une tasse de café entre ses mains et sent sa chaleur. Première sensation charnelle de l’ange devenu humain. Et son visage resplendit. FIN. Depuis lors, j’ai ajouté la chaleur à l’arôme et au goût du café. Cela me donne un accès instantané au système sensoriel, stoppant momentanément le flot intarissable des pensées parasitaires.

Publicités