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Se frayer un chemin hors du cocon d’un repos forcé, après avoir concentré nos énergies vers une hygiène de vie idéale afin de recouvrer la santé, peut s’avérer une tâche difficile. Une routine s’est installée avec son cortège de repas calculés, d’exercices prescrits et de pauses obligatoires. Il s’ensuit une accoutumance qui mine peu à peu notre goût pour l’aventure et l’imprévu. Pour demeurer à l’abri des confrontations avec le monde extérieur, nous sommes tentés de refermer la brèche nous y menant. Pour mieux dormir, nous cédons à la tentation de limiter le nombre de décisions à prendre. Tentation mortelle.  Réduire les voyages avec le sac à dos, dire non à l’appel de la randonnée, refuser les invitations,  fuir la foule, j’appellerais cela le syndrome de l’ermite. Se complaire uniquement dans la sphère privée.  La tyrannie des petites décisions en pousse certains à s’en remettre une fois pour toutes à la parole d’autrui. On les appelle des croyants. Au sortir d’une convalescence, le désir d’indépendance et de liberté lutte souvent avec la culpabilité.  Culpabilité de manquer à son régime, de sauter un repas ou de faire des abus ce qui nous placerait en situation de retomber malade. Au lieu d’une lutte, si nous en faisons une danse ?

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