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Voici quelques observations qui  permettent d’ébranler certain modèles d’éducation périmés. Le petit ne fait aucune distinction entre je veux, j’aime, je vois ou j’imagine. Dans tous les cas, le fait de penser en images active la libération d’opioïdes endogènes. Donc, du plaisir en perspective. Il ne s’en prive pas et peut dire je veux à tout bout de champ. Ceci est un bon point pour la rêverie à l’âge adulte. De même, il dépense une grande énergie à prendre des décisions. En effet, après avoir choisi un jus d’orange, l’image du jus de pomme demeure. Il souffre alors de ne pas l’avoir demandé et peut y revenir. Nous pensons alors qu’il ne sait pas ce qu’il veut ou qu’il veut tout, tout de suite comme dans la chanson d’Ariane Moffat. Nous faisons souvent des choses similaires en ressentant un choix comme un renoncement à tout le reste. Il s’oppose souvent à notre façon de lui demander quelque chose plus qu’à la demande elle-même. Ne réagissons-nous pas de manière similaire ? Dans la même veine, je ne saurais trop vous recommander la lecture de « J’ai TOUT essayé » d’Isabelle Filliozat illustré de façon humoristique par Anouk Dubois. Vous serez surpris et rassuré tout en suivant le fil de certains comportements.

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