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Atelier Papier d'ART

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Atelier Papier d'ART

Archives de Catégorie: philosophie

J’ai la mémoire qui flanche…

20 mercredi Mar 2013

Posted by Atelier Papier d'ART in information, recherche de sens

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mémoire, temps

mémoireJe pense souvent que plus on vieillit, plus on a de choses à retenir, par le fait même,  plus on a de choses à oublier. De la même façon que pour un enfant de trois ans, un an est le tiers de sa vie, c’est long subjectivement, et que pour sa grand-mère un an passe comme une balle. Les réminiscences tissent l’histoire d’une vie et elles sont fortement teintées de subjectivité. Et que dire des faux souvenirs !

Nous savons que la mémoire s’altère avec le temps. Ce n’est vrai que partiellement. La mémoire dite sémantique connait souvent une légère amélioration. Elle concerne l’ensemble des connaissances acquises durant notre vie. Pour ceux qui continuent d’apprendre, bien sûr.  La mémoire procédurale aussi est presque intacte. C’est celle qui nous sert à faire une boucle, boutonner une chemise ou faire du vélo. Si nous sommes en bonne santé, ces habiletés motrices demeurent à notre service.

Là où le bât blesse, c’est au niveau de la mémoire à court terme, celle qui concerne les données des dernières années. On l’appelle : mémoire épisodique. L’accès à l’information est plus lent et plus ardu. Par exemple, se rappeler le titre d’un livre ou d’un film, mettre un nom sur le visage d’une personne connue, utiliser un mot de passe. Toutefois, les dernières recherches montrent qu’une vie active aide à maintenir cette mémoire fonctionnelle. Brenda Miller, de l’Institut de neurologie de Montréal en a long à dire sur le sujet tout en passant par l’amnésie.

Après tout, s’absorber dans l’instant présent n’est-ce pas cela ressentir pleinement l’expérience du monde ?

Aversion

31 jeudi Jan 2013

Posted by Atelier Papier d'ART in liberté, philosophie, poésie

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aversion, danse, liberté, méditation, nature, Zen

canardzenNous connaissons bien le sens de l’expression « dépendance affective » que certains voient comme un état de  consentement mutuel et d’autres comme un état pathologique. Dans tous les cas,  l’union fusionnelle, même occasionnelle, devient rarement un facteur d’élargissement de la conscience contrairement à la prise d’autonomie ou de liberté. Nous savons que l’amour est une acceptation totale de l’autre et nous tendons vaille que vaille vers cette forme d’attachement. Une aversion envers  quelqu’un est aussi une forme de dépendance affective. D’ailleurs union et aversion se combinent souvent pour devenir une sorte de danse dans laquelle les deux protagonistes vont et viennent sur fond de souffrance. C’est la création de l’équilibre instable d’une balançoire à bascule provoquant une série d’oscillations destructrices. Il y a augmentation de l’état de tension et de négativité entre les personnes qui peut se manifester sous plusieurs formes allant de la dépression à la tentation suicidaire comme du ressentiment à la colère la plus féroce. Suivons en cela l’exemple des canards qui se font tranquillement chauffer la plume en vivant le moment présent. Sans attachement compulsif, sans préséance de l’égo. De véritables maîtres Zen. Les observer, c’est méditer.

Voir

15 samedi Déc 2012

Posted by Atelier Papier d'ART in isolement existentiel, philosophie

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choix, convalescence, curiosité, méditation

encaustiqueQuel soulagement de pouvoir encore utiliser mes yeux ! Après une convalescence interminable (minable et remplie de misérables intermissions), mes nouveaux cristallins sont de maintenant fonctionnels. Hier, une amie art-thérapeute m’a fait dessiner deux autoportraits dans lesquels, c’est compréhensible, mes yeux étaient fermés. Il y a aussi une certaine influence  datant de mes jeunes années d’étude du stoïcisme et de mon admiration pour Marc-Aurèle. Comme d’habitude, nous avons échangé sur la symbolique avec beaucoup d’enthousiasme. Cependant, je suis repartie avec une question sans réponse. Qu’est-ce qui me fait ouvir les yeux ? Ce matin, l’évidence m’est apparue. Comme tous les matins, c’est ce qui me fait sortir de ma torpeur : la curiosité, la lumière, la beauté du monde et la sensation d’en faire partie. Une vision sélective qu’il est de plus en plus facile à maintenir à mesure que nous prenons conscience de notre venue dans l’existence. Un pas de plus vers l’acceptation de tout ce qui est.

Le syndrôme de l’écureuil

18 jeudi Oct 2012

Posted by Atelier Papier d'ART in mort, philosophie

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bonheur, mort, temps

Un écureuil a pris ma cour pour une partie de son territoire. Il déterre mes bulbes d’automne : crocus, jacinthes, tulipes, narcisses, fritillaires, tout y passe. Il les déterre pour les enterrer ailleurs. Il se fait des provisions qu’il oublie la plupart du temps. Je retrouve aussi au printemps des glands, des noisettes et des graines de tournesol qu’il dérobe aux oiseaux. C’est comme un TOC. Il attend et il désire toujours quelque chose. Il n’y peut rien car, l’automne venu, il est programmé pour ça.
Si nous tentons de vivre l’instant présent, nous prenons conscience que c’est très difficile. Comme l’écureuil, nous cherchons presque compulsivement à mettre plus de variété et d’excitation dans notre existence. Le besoin du plus. Ce n’est jamais assez. Je veux. J’ai besoin. Il me faut. Rien n’est jamais satisfaisant. Et pendant que nous participons à cette course effrénée vers le plus, le temps nous file entre les doigts. Le temps de notre vie. Certains ne seront jamais heureux car ils ont perdu la conscience d’être au profit de l’accumulation.

Normose

11 jeudi Oct 2012

Posted by Atelier Papier d'ART in liberté, philosophie, recherche de sens

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corps, liberté, normose

Il existe une maladie mentale non répertoriée que j’appellerais normose. Il devient très difficile, lorsque nous en sommes atteints, de trouver le véritable sens de notre vie. Happé par la mode, les biens de consommation, le paraître et surtout l’opinion des autres, le malade s’étourdit afin d’ignorer qu’il est privé de lui-même. Bien entendu, la peur du rejet sous-tend cette culture définie comme la norme. Si le sentiment d’identité est faible, ne pas suivre le courant, être out, diminue douloureusement l’estime de soi. La personne attrape la normose. L’expression tout le monde fait ça devient un leitmotiv qui infiltre tous les domaines de sa vie : la nourriture, les vacances, l’habillement, l’éducation des enfants, le sport, les amis, les amours et que sais-je encore ! Les plaisirs biologiques élémentaires deviennent de plus en plus déconnectés du corps pour se scénariser dans un monde imaginaire renforcé par le monde médiatique et publicitaire qui soutient leur vérité narrative. Ne vivons pas sous influence et assumons notre liberté. Comme disait Socrate, connais-toi toi-même.

Vérité narrative

25 mardi Sep 2012

Posted by Atelier Papier d'ART in philosophie, recherche de sens

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défense, nature, souffrance, vérité

Parmi mes multiples observations du genre humain, bien sûr  je m’inclus comme cobaye, il y en a une en particulier qui me fascine. À savoir, l’aptitude de transformer la réalité au moyen des mots. Chacun peut constater, lors de la narration d’un même événement, que les discours des témoins diffèrent. Encore plus s’il s’agit d’une épreuve ou d’une catastrophe.  La recherche de sens nous contraint souvent à maquiller la réalité historique pour éviter une trop grande souffrance. Dès le plus jeune âge, ce moyen de défense est utilisé et vient en seconde place après le déni. De plus, si les méfaits subis viennent de la nature comme une inondation ou la foudre, nous sommes portés à nous tenir beaucoup plus près de la vérité historique que si notre malheur est du à un autre être humain. Que la maison brûle à cause de la foudre ou par la faute d’un ennemi la réaction sera différente. La charge émotive est moins cruelle dans le cas de la nature car nous pouvons y trouver une cause. Et trouver une cause est, pour notre esprit, trouver un sens. Cela répond à la question : pourquoi ? Il arrive aussi qu’une maladie ou une mort soient des opportunités pour réorganiser notre vie. C’est plus difficile si le malheur est arrivé par le biais d’un autre, car le pourquoi n’est jamais clair. Il arrive que des victimes deviennent obsédées par cette question ou assoiffées de vengeance. Alors leur vérité narrative devient de plus en plus éloignée des faits. Leur scénario baigne dans une mer de chimères mais pour eux c’est leur vérité.

La vie en solo

17 lundi Sep 2012

Posted by Atelier Papier d'ART in information, liberté, philosophie

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aimer, célibat, liberté, solo

Aimer, travailler, sortir. La vie en solitaire est-elle un mode de vie de luxe destiné aux pays développés ? Et pourtant le statut du célibataire n’a pas toujours été désirable, ni même admis. C’était plutôt vu comme un naufrage personnel. Les hommes se servaient de leur force physique et les femmes de leur ventre pour assurer la cohésion sociale. La bagarre et la maternité étaient des valeurs de base pour survivre.  L’état n’aidait en rien la collectivité car  l’économie de subsistance reposait sur l’unité familiale. Ceux qui ne se conformaient pas se sentaient couverts de honte. Lire à ce sujet Mourir de dire la honte de Boris Cyrulnik.
Mais de tout temps le célibat a eu ses défenseurs. Saint Paul disait à qui voulait l’entendre que le mariage était un choix de dernier recours.  Pascal, philosophe et mathématicien, s’imaginait que la vie de couple nuisait à l’ascension de l’homme. De nos jours, plusieurs pensent encore qu’un grand amour est un obstacle à la réussite dont Tabarly qui s’en est privé jusque dans la soixantaine.
Toute notre reconnaissance aux pionniers qui ont oeuvré afin que ce mode de vie ne stigmatise plus ses adeptes. Nous pouvons vivre seul, en toute liberté, de façon temporaire ou permanente. Présentement, les célibataires sont majoritaires dans la plupart des grandes villes.

Prendre conscience sans filtre

04 mardi Sep 2012

Posted by Atelier Papier d'ART in liberté, philosophie, poésie, recherche de sens

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conscience, liberté, pensée, son

En revisionnant La guerre du feu, j’ai pensé que les premiers hommes devaient appréhender l’univers dans un état subtilement différent du nôtre. Pas de sciences, une pensée dite primitive, peu de raisonnement sinon un stade opératoire concret et, par-dessus tout : une innocence par laquelle la beauté et la fragilité du monde passaient à travers eux. Comme le jeune enfant. La fillette qui s’émerveille en écoutant le chant des grenouilles se trouve rapidement envahit par les propos de l’adulte qui la sortent de son Eden. En tentant de lui apprendre le nom de la grenouille qui chante ou en l’associant à une image, l’adulte la forme pour la société.  Désormais l’expérience de la fillette ne sera plus jamais aussi directe car elle sera associée à un concept, à un nom, à une image ou à une performance. Autrement dit, l’écoute de ce chant sera filtré par la pensée. Et ainsi de suite, parce que c’est ainsi qu’on éduque sa progéniture.  Si elle n’est pas vigileante, elle perdra ce plaisir tranquille qui est d’écouter le bruissement de la nature, implantée dans le présent, dans un intime contact. Nous avons toujours la liberté de retrouver cette plénitude de l’aube de l’humanité pour nous retirer du fracas du monde ou, tout simplement, pour la ressentir en arrière-plan de nos activités quotidiennes.

Nomadisme

28 mardi Août 2012

Posted by Atelier Papier d'ART in philosophie, recherche de sens, voyage

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bonheur, environnement, nomadisme, temps

Nous parlions, ma soeur et moi, d’une forme d’oasis où nous reposer du fracas du monde. Elle m’expliquait que, pour elle, son habitation est son oasis. J’ai compris son plaisir à l’embellir, à en prendre soin et sa difficulté à le quitter. Quelques’uns de mes neurones se sont excités sous une brève illumination de ma conscience. J’ai saisi que j’habite ma maison en nomade. Et que je pourrais extérioriser mon oasis intérieur. Sous prétexte que la vie est courte et que j’ai autre chose à faire, j’ai souvent négligé l’apparence et le confort  de mon environnement. Au contraire, je pourrais expérimenter d’être présente dans un lieu comme si c’était un état permanent. Un souvenir m’est revenu. J’avais déjà eu un avant-goût de ce désir lors de la location d’une maisonnette près de l’eau en Acadie. J’étais là depuis quelques jours lorsqu’une voisine m’invita à boire un café. Elle était venue du Québec en autobus pour deux semaines. Elle avait recouvert les canapés et les chaises d’un drap blanc. Elle avait pris la peine de transporter ses draps. C’était propre et ça fleurait bon la lavande. Je me souviens avoir eu envie de m’asseoir et de boire ce café. Moi, j’étais là pour écrire et mon environnement ne m’intéressait guère. Maintenant je pense que cette femme m’avait livré un peu de son bonheur. On admire souvent ceux qui sont différents de nous à la condition de trouver leur motivation. Le temps n’existe pas dans le puits des souvenirs.

Imperfection

21 mardi Août 2012

Posted by Atelier Papier d'ART in information, philosophie, recherche de sens

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bonheur, imperfection, temps, wabi sati

Les activités comme dormir, se lever, se nourrir, se laver, respirer sont le fondement de l’estime de soi. La personne privée de plaisir en les accomplissant est privée d’elle-même. Elle ressent un sentiment d’exclusion. Plusieurs d’entre nous font cela à la va-vite. C’est de l’autosabotage. La vie devient insupportable. Elle se transforme en recherche d’expériences extraordinaires souvent suivies d’immenses déceptions. Ou alors, elle mute vers une course à la perfection. Somme toute, c’est la meilleure façon d’évacuer tout bonheur immédiat. Connaissez-vous le wabi sabi ? Pour contrer cette tendance vers le perfectionnisme, c’est certainement  un filon plus qu’utile. Il s’agit d’un concept clef de l’esthétique japonaise. Le wabi sabi vénère ce qui est basique, naturel, unique et imparfait. Des marches de pierre usées par de nombreux passages, un sac de cuir tout ramolli et écaillé, de vieilles photos aux couleurs passées. Wabi renvoie aux notions d’espace et d’isolement tandis que sati renvoie au viellissement, à l’impermanence, à ce qui est modeste et non conventionnel. Bref, tout cela nous mène aux effets du temps et à notre ego éphémère. Dans cette recherche zen, il y a la prise de conscience de l’acceptation de ce qui est. On dit aussi que faire de l’espace dans son environnement, c’est élargir son espace intérieur pour y accueillir du nouveau.

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